La recherche de perfection caractérise toutes les étapes de la réalisation d’un cadre Larson-Juhl
…et ce dès le choix du bois utilisé qui est rigoureusement sélectionné pour sa rigidité exemplaire et sa rectitude irréprochable. Ce bois va être façonné sur le modèle d’un gabarit de profil, cette étape dite de mouluration transforme le bois en baguette d’encadrement brute. Cette baguette doit être parfaite pour accueillir finitions et ornements. A cet effet, on applique lors de l’apprêtage jusqu’à une dizaine de couches de « blanc de champagne », communément nommé blanchi, dont les qualités élastiques garantissent la pérennité du cadre contre les craquelures du temps. La baguette peut à présent accueillir tous types d’ornements.
L’ornementation, réalisée en pâte anglaise, est semblable à une sculpture rapportée sur la baguette, huit jours de séchage vont permettre à la pâte de se rigidifier pour être prête à recevoir l’assiette à dorer.
Larson-Juhl est devenu le maître de ce procédé incomparabledatant du XVIIème siècle : « la dorure à l’eau »
Nul autre procédé ne permet de rendre avec tant d’éclat et de transparence la noblesse d’une feuille d’or, de cuivre ou d’argent. L’excellence du travail des vingt cinq maîtres doreurs est aujourd’hui mondialement reconnue et sollicitée. Le doreur va d’abord procéder à l’assiettagequi consiste à recouvrir la baguette d’un mélange à base d’argile : « le bol d’Arménie ». Une fois le mélange figé, il applique à l’aide d’un pinceau eau et alcool, puis il dispose avec virtuosité les feuilles en les s’enchevêtrant délicatement les unes sur les autres - cet enchevêtrement visible est caractéristique de la dorure à l’eau. C’est ainsi que l’absorption de l’eau par l’argile, associée à l’évaporation de l’alcool, permet une adhérence parfaite entre la feuille et la baguette. Dés lors toutes les finitions sont imaginables pour donner un caractère particulier et unique au cadre : l’usure à l’aide d’une poudre spécifique, le brunissagegrâce à la pierre d’agate, le vernis protecteur indispensable…et la patine travaillée à la houpette de sanglier. Une fois ces métamorphoses opérées par le doreur, la baguette va être précieusement coupée et assemblée pour former le cadre aux mesures de l’encadreur.